La pêche du Québec dans vos écoles

Ils n’ont pas d’oreilles. Ils entendent quand même.

Le son voyage environ quatre fois et demie plus vite dans l’eau que dans l’air — et il porte sur des dizaines de kilomètres. L’eau n’étouffe pas le bruit. Elle le transporte.

  • Est-ce que les poissons entendent ? Ils n’ont pas d’oreilles.

  • Est-ce qu’on fait du bruit, à la pêche ?

  • Pourquoi le son, et pas la vue ?

  • Est-ce que tous les poissons entendent pareil ?

  • Et s’il ne voit rien et n’entend rien ?

  • Est-ce que le bruit peut leur faire du mal ?

  • Peut-on savoir l’âge d’un poisson ?

Ce que la source ne dit pas

Une précision honnête : la page du ministère sur le bruit sous-marin traite surtout des animaux marins et du bruit industriel — navires, sonars, travaux. Elle ne dit nulle part qu’une conversation dans une chaloupe fait fuir le poisson. On ne le lui fait pas dire. Ce qui est établi, c’est que les poissons entendent, que le son porte loin sous l’eau, et qu’un bruit excessif leur nuit.

Pour l’enseignant

  • L’otolithe est ce qu’il y a de mieux sur cette page. Une pierre dans la tête qui enregistre un anneau par jour pendant un an — un poisson transporte son propre journal.
  • Demandez pourquoi le son l’emporte sur la vue sous l’eau avant d’ouvrir la carte. Les élèves y arrivent d’eux-mêmes : on ne voit pas loin dans l’eau, et les odeurs se mélangent.
  • La carte de la vessie natatoire relie deux choses qui semblent sans rapport : flotter et entendre. C’est la même poche d’air qui fait les deux.
  • Lisez l’encadré jaune avec la classe. La tentation était de conclure « donc il faut se taire dans la chaloupe ». La source ne le dit pas, donc nous non plus — et remarquer l’écart est une compétence.